Avec l'encre violette, j'écris les soirs de bruyère
J'écris avec l'encre verte un jardin que je connais
J'écris avec l'encre rouge tous les feux qui m'ont brûlée
(Vers tirés d'un poème de Germaine Beaumont)
Je vis présentement un grand dilemme dramatico-existentiel. J'ai très souvent choisi de vivre dans des espaces plutôt colorés: orange abricot, rouge cardinal, bleu minéral, carmin, framboise, vert épinard, grenat, gris anthracite, vert asperge, bleu ardoise, violet d'évêque, terra-cotta, etc. De la couleur, de la vie.
En ce moment, j'ai envie de vivre en coquille d'oeuf, écru, étain pur, perle, neige, ivoire, lin, grège...
J'hésite, je réfléchis, j'ai envie de faire pâlir mes murs.
Je n'arrive pas à me diagnostiquer: crise temporaire ou de plus long terme, je sais pas!!!
Comme je n'arrive pas à me décider, je me dis que c'est à la fois le bon et le pire moment. A la fois la saison idéale, à la fois la mauvaise.
J'hésite, car je ne souhaite pas entraîner ma famille dans un péril jaune, mon mari en serait noir de colère. Je passerais une nuit blanche et, du coup, j'en serais rouge pivoine le lendemain!
Je ne veux pas d'une vie grise, mais il ne faut pas rêver en couleur non plus.
Ciao!

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